Crédit photo : Ty Nowell / lakers.com

Chicago - LA Lakers : bah franchement, on en a vu des plus moches

22 novembre 2017 15:35

“Et donc, comme on vous l’a précisé à de multiples reprises, ce Bulls-Lakers sera assurément l’un des matchs de l’année”. Non, ne cherchez pas, on n’a jamais écrit ça. Clairement, à part les plus assidus d’entre nous, tout le monde s’en tapait royalement de ce match, et loin de nous l’envie d’être en désaccord. Cela dit, les deux équipes nous ont offert un affrontement assez mignonnet et cela mérite quelques lignes, surtout pour la fin de match où l’ami Kentavious Caldwell-Pope s’est pris pour Michael Jordan (voilà, ça c’est uniquement pour provoquer du débat).

Vous n’êtes pas sans savoir que les Bulls se font déchirer par à peu près tout ce qui ressemble à une équipe de basket, pourtant ils font mieux que résister sur le début de match. Denzel Valentine confirme qu’il est pour l’instant très énervé à longue distance avec un 3/3 derrière l’arc pour répondre aux 10 points de Kyle Kuzma. Commes les Lakers prennent en plus 8 points sur ballons perdus, ce sont les Bulls qui arrivent en tête à l’issue du premier quart, 27-23.

Déjà en vue avec 4 points inscrits dès son entrée, Antonio “Mais t’es qui bordel ?” Blakeney mène la charge pour les visiteurs dans le deuxième acte en inscrivant 11 points, comme si tout cela était parfaitement normal. Le banc des Lakers balbutie son basket et les Bulls prennent le large, avec un écart de 10 points à 9’ de la pause, puis 18 points à 2’30. Ils sont bien aidés par leur 7/14 à 3 points qui dynamite la défense californienne. Le score à la pause est de 56-42.

On va continuer à se demander ce que foutent les Lakers pendant quelques minutes en deuxième mi-temps, mais le réveil va venir, enfin. Plutôt scandaleux jusque là, Julius Randle augmente la jauge d’intensité de plusieurs niveaux pour sonner la révolte. Rebond offensif, contre, 2+1… l’intérieur fout un boxon pas possible et entraîne tout le monde dans son sillage. Même ce bon Lonzo Ball se permet d’inscrire un panier à 3 points, c’est vous dire. Les Bulls sont perdus dès qu’ils ont la balle et encaissent un sale 30-14 pour finir le troisième quart, et ne mènent plus que 75-72.

La tendance se poursuit dans les 12 dernières minutes et les Lakers égalisent rapidement à 80-80. Sauf que ces vilains malandrins de Chicago repassent un 7-0 et on se demande si les efforts de LA ne vont pas se révéler vains. Pas du tout, ma bonne dame. Les locaux reviennent à 89-89 sur un 2+1 de Brandom Ingram et ses mollets de coquelet, avant que KCP ne prenne la fin de match entre ses grosses papattes pour faire gronder le Staples Center (oui, le centre des agrafes).

Ça commence par un rattrapage magnifique d’une brique XXL de Brook Lopez pour passer en tête, 91-89. Sur la possession suivante des Lakers, le ballon atterrit inévitablement dans les mains du n°1 qui plante un 3 points bien clutch pour faire passer l’écart à +5. Lauri Markkanen tente de péter l’ambiance avec un 3 de fort belle facture mais KCP surenchérit en transition. Et comme ce n’est pas suffisant, il va aller gratter deux rebonds offensifs importantissimes pour laisser la balle aux Lakers dans la dernière minute et faire tourner le chrono. Franchement allez voir ça, c’est n’importe quoi. À l’issue d’une mi-temps remportée 61-38, LA s’impose 103-94.

Quelques points truculents à noter :

  • Julius Randle, tu vois ta première mi-temps ? Tu vois ta deuxième mi-temps ? Tu comprends ce que tu dois faire maintenant ?
  • Kuzma sort encore 22 points dans le plus grand des calmes.
  • Surtout, par pitié, ne vous excitez pas de voir les Lakers à la 8e place à l’ouest. S’ils survivent au mois qui les attend, là on pourra commencer à discuter.
  • Le match des Lopez a été gagné par Robin avec 14 points contre 4 vieux points pour Brook.
  • Encensé à juste titre pour son début de saison, Markkanen s’est salement troué : 13 points à 4/17, dont 2/9 à 3.
  • Les Bulls n’ont toujours pas gagné contre une équipe de la conférence Ouest.

Les Bulls seront à Utah ce mercredi soir, alors que les Lakers défieront les Kings. Grosse ambiance.